Alimentation et poids
Prendre soin de vous.
Pas à pas.
Alimentation, poids et activité physique font partie de votre quotidien. Découvrez le rôle du poids dans l’arthrose et comment définir un objectif personnel avec un accompagnement.
De bonnes habitudes.
À votre rythme.
Un objectif est utile lorsqu’il s’intègre à votre quotidien.
Que souhaitez-vous changer ? Quel accompagnement pourrait vous aider ? Votre démarche personnelle commence par ces questions. Les informations suivantes vous aident à préparer un échange sur l’alimentation, le poids et l’activité physique.
Pourquoi le poids compte
À chaque pas, le genou supporte une charge qui représente plusieurs fois le poids du corps. En cas de surpoids, les recommandations allemandes S3 expriment leur niveau de recommandation le plus fort :
Nous recommandons, en cas de surpoids ou d’obésité, une perte de poids accompagnée de conseils pratiques pour la mettre en œuvre (gestion du poids). Toute perte de poids en direction d’un poids normal signifie moins de douleur, une meilleure mobilité et un ralentissement de la progression de l’arthrose.
NICE précise ce que les médecins doivent expliquer à ce sujet :
Pour les personnes atteintes d’arthrose qui vivent avec un surpoids ou une obésité : expliquer que la perte de poids améliore la qualité de vie et les capacités physiques et réduit la douleur ; les accompagner dans le choix d’un objectif de perte de poids ; expliquer que toute perte de poids est susceptible d’être bénéfique, mais qu’une perte de 10 % du poids corporel est susceptible d’apporter plus de bénéfices qu’une perte de 5 %.
Trois idées se dégagent : perdre du poids améliore la qualité de vie, la mobilité et la douleur. Même une petite perte peut aider. Et une perte de dix pour cent peut être plus bénéfique que cinq pour cent.
Un objectif que l’on peut atteindre
Pour beaucoup de personnes, le « poids normal » paraît trop lointain pour constituer un premier objectif. Les recommandations raisonnent donc en pourcentages plutôt qu’en poids idéal. Voici ce que représentent cinq et dix pour cent :
| Poids de départ | 5 pour cent | 10 pour cent |
|---|---|---|
| 80 kg | 4 kg | 8 kg |
| 90 kg | 4,5 kg | 9 kg |
| 100 kg | 5 kg | 10 kg |
| 110 kg | 5,5 kg | 11 kg |
Ces exemples sont des calculs destinés à faciliter l’échange en cas de surpoids. Définissez votre objectif personnel et les moyens de l’atteindre avec votre cabinet médical ou un professionnel de la nutrition.
Le premier objectif peut être le plus modeste. NICE demande aux professionnels de vous accompagner pour choisir un objectif de perte de poids : avec vous, et non à votre place.
Comment commencer
Les recommandations S3 demandent des « conseils pratiques pour la mise en œuvre ». Demandez donc à votre cabinet de vous orienter vers un programme ou un accompagnement nutritionnel, plutôt que d’essayer le prochain régime d’un magazine. Associez cette démarche à l’activité physique : NICE recommande un exercice thérapeutique personnalisé pour toutes les personnes atteintes d’arthrose (1.3.1) et précise que les douleurs articulaires peuvent augmenter au début, alors même que le mouvement reste bénéfique (1.3.3).
Le guide d’exercices présente plus en détail les recommandations relatives au mouvement.
Existe-t-il un régime alimentaire contre l’arthrose ?
Pas dans les recommandations présentées ici. Ni les recommandations S3 ni NICE ne préconisent un régime alimentaire précis contre l’arthrose. Dans la version S3 citée, l’alimentation n’est mentionnée qu’à un seul endroit : la recommandation sur les soins de santé durables, qui évoque des conseils sur une alimentation à dominante végétale, la mobilité active comme la marche et le vélo, et des pratiques quotidiennes durables. Il s’agit d’une recommandation pour le climat, pas d’un traitement du genou.
La glucosamine et les autres compléments
À propos de la glucosamine, un complément alimentaire proposé contre l’arthrose, les recommandations sont claires :
Nous ne recommandons pas de traiter les personnes atteintes de gonarthrose par la glucosamine. Si une personne atteinte de gonarthrose pose une question sur la glucosamine, expliquez-lui qu’il n’existe pas de preuves claires de son bénéfice.
Concernant l’espoir d’une protection du cartilage, le constat S3 23 précise qu’il n’existe pas, à ce stade, de preuve certaine d’un effet de la glucosamine modifiant la structure de l’articulation ou protégeant le cartilage dans la gonarthrose. NICE formule plus brièvement la même position : ne pas proposer de glucosamine (1.4.6).
La chondroïtine, le collagène et le curcuma ne sont pas abordés ici, car les deux recommandations sur lesquelles cette page s’appuie ne formulent pas de recommandation à leur sujet.
Sources : Société allemande d’orthopédie et de traumatologie, prévention et traitement de la gonarthrose, recommandations S3, registre AWMF 187-050, version 5.0 du 15 juillet 2024, recommandations 5, 9 et 22, constat 23. National Institute for Health and Care Excellence, NICE NG226, 19 octobre 2022, recommandations 1.3.1, 1.3.3, 1.3.5, 1.4.6 et 1.4.7. Cette page ne remplace ni des conseils nutritionnels personnalisés ni un échange avec votre médecin.
Votre prochaine étape
Le mouvement en fait partie.
Notre guide présente neuf exercices pour les genoux, les hanches et le dos, avec des images faciles à comprendre et des fiches à emporter au cabinet.
