Symptômes et diagnostic

Comprendre vos symptômes.
Trouver vos repères.

Ce que vos articulations vous disent au quotidien, comment le diagnostic est posé et les questions à apporter au cabinet. Trouvez votre prochaine étape.

Une femme assise sur un banc en bois près d’une fenêtre pose une main sur son genou.

Votre quotidien compte.
Pour avancer pas à pas.

Le début est rarement spectaculaire. Un genou qui rend les premiers pas difficiles après être resté assis. Une hanche qui tire lorsqu’on lace ses chaussures. On s’y habitue, jusqu’au jour où l’on réalise qu’on organise ses déplacements autrement.

Cette page explique comment les médecins reconnaissent l’arthrose, pourquoi une radiographie n’est pas toujours nécessaire et quels signes ne doivent pas vous faire attendre.

Reconnaître les symptômes

Le tableau est semblable d’une articulation à l’autre : la douleur apparaît à l’effort et s’atténue au repos. Au début, ce sont les premiers pas après s’être levé ; plus tard, les longues marches, les escaliers ou le fait de se relever d’un fauteuil bas. Certaines personnes ressentent des frottements ou des craquements, et beaucoup deviennent progressivement plus raides. À un stade avancé, l’articulation peut aussi être douloureuse au repos et la nuit.

Trois critères pour un diagnostic clinique

Les recommandations britanniques NICE précisent dans quelles circonstances l’arthrose peut être diagnostiquée sans imagerie. Lorsque ces trois critères sont réunis, le diagnostic peut être établi cliniquement :

45 ans ou plus

L’arthrose concerne surtout la seconde moitié de la vie. Chez une personne plus jeune, le médecin recherche plus attentivement une autre cause possible.

Une douleur liée à l’activité

En marchant, dans les escaliers ou en se levant, plutôt qu’au repos. Les premiers pas après une période assise sont souvent difficiles, puis deviennent plus faciles.

Pas de raideur matinale, ou une raideur brève

Une articulation raide le matin retrouve sa mobilité en une demi-heure au maximum. Une raideur nettement plus longue évoque plutôt une maladie inflammatoire.

Diagnostiquer cliniquement l’arthrose sans imagerie chez les personnes âgées de 45 ans ou plus, qui présentent des douleurs articulaires liées à l’activité et soit aucune raideur articulaire matinale, soit une raideur matinale ne dépassant pas 30 minutes.

NICE NG226, recommandation 1.1.1 — traduction française du passage cité

Faut-il une radiographie ?

Pas nécessairement, et pas forcément en première intention. Les recommandations allemandes S3 expliquent comment établir le diagnostic et dans quels cas l’imagerie peut être différée :

Pour établir le diagnostic, nous recommandons d’intégrer un interrogatoire ciblé, l’examen clinique et l’interprétation des radiographies.

Lors de la prise en charge initiale, il est possible de se passer d’imagerie dans un premier temps.

Recommandations S3, AWMF 187-050, recommandations 10 a et b — traduction française du passage cité

NICE va plus loin et déconseille de recourir systématiquement à l’imagerie pour le diagnostic, sauf en présence de signes atypiques ou d’éléments évoquant une autre maladie ou une affection associée (recommandation 1.1.2).

La raison compte davantage pour vous que l’image elle-même : le traitement doit être guidé par vos symptômes et vos capacités dans la vie quotidienne, et non par le degré d’usure visible sur une radiographie. NICE demande que cette place des symptômes et de la fonction physique soit expliquée aux patients (recommandation 1.2.2).

Une radiographie peut donc faire partie du bilan, notamment lorsqu’une opération est envisagée ou que certains éléments ne correspondent pas au tableau habituel. Elle ne suffit toutefois pas à décrire ce que vous ressentez.

Quand ne pas attendre

L’arthrose évolue sur plusieurs années. Certains signes ne correspondent pas à cette évolution et doivent être examinés rapidement, car ils peuvent révéler une autre cause ou un problème associé. NICE les décrit comme des « signes atypiques » :

  • une blessure récente
  • une raideur matinale qui dure nettement plus de 30 minutes
  • une aggravation rapide ou une déformation visible
  • une articulation chaude et gonflée
  • de la fièvre, une sensation de malaise ou d’autres signes d’infection

Dans ces situations, signalez clairement ces symptômes à l’équipe du cabinet, sans simplement attendre le prochain créneau disponible plusieurs semaines plus tard.

Ce qui se passe dans l’articulation

Les extrémités des os d’une articulation sont recouvertes de cartilage ; le liquide synovial se trouve entre elles. Dans l’arthrose, le cartilage perd de son épaisseur et de sa régularité, et l’articulation réagit : douleur, raideur, parfois gonflement.

Les pages suivantes expliquent ce que cela implique pour le traitement et pourquoi les mesures les plus utiles ne se limitent pas à une injection.

Et ensuite ?

Si vous vous reconnaissez dans cette description, la prochaine étape est un rendez-vous médical. Préparer cet échange vous aidera à en tirer le meilleur parti.

Préparer la consultation

Sources : National Institute for Health and Care Excellence, « Osteoarthritis in over 16s: diagnosis and management », NICE NG226, 19 octobre 2022, recommandations 1.1.1, 1.1.2 et 1.2.2 et définition des signes atypiques. Société allemande d’orthopédie et de traumatologie (DGOU), recommandations S3 sur la prévention et le traitement de la gonarthrose, AWMF 187-050, version 5.0 du 15 juillet 2024, recommandation 10. Cette page ne remplace pas un examen médical.

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